Le monde doit écouter le cri de la Terre !

Débat

Dimanche 15 juillet à 18h30

Avec Davi Kopenawa, Chaman leader Yanomami

assisté pour la traduction par  Martine Kunz, professeure de Lettres à l’Université Fédérale de Fortaleza, Brésil.

Il n’est pas possible de dire avec certitude depuis combien de temps ils occupent ce territoire mais il est probable qu’ils y sont depuis les débuts du peuplement de l’Amérique du Sud, vieux peut-être de cinquante mille ans.

Le potentiel minier du territoire yanomami déclenche au cours des années 1980 une véritable ruée vers l’or. Entre 1987 et 1990, quelque 90 pistes d’aviation clandestines ont été ouvertes dans la région du Serra Parima, et environ 40 000 chercheurs débarquent. Cette invasion massive eut un impact épidémiologique et écologique dramatique. Le paludisme, les infections respiratoires causèrent la disparition d’environ 13 % de la population yanomami du Brésil. La destruction et la pollution à grande échelle des rivières entraînèrent des dommages considérables pour le milieu naturel exploité par les indiens. Et l’assassinat de dizaines d’Indiens par les orpailleurs. Le Brésil refuse toujours de leur reconnaître la propriété de leurs territoires, malgré le droit international dont ce pays est signataire.

Davi Kopenawa est un chef chaman écologiste humaniste porte-parole emblématique international de la communauté d’Amérindiens Yanomami, de la forêt amazonienne du Brésil et de la sauvegarde de la nature et de l’environnement mondial. Il vit dans la communauté Yanomami des Watorikïs en pleine forêt amazonienne. Il est rapidement connu, reconnu et respecté au Brésil et partout dans le monde comme ardent défenseur de son ethnie et de la sauvegarde de la forêt amazonienne pour l’intérêt de tous.

Il a reçu une récompense du programme des Nations unies pour l’environnement en 1988 pour son action pour la protection de la forêt amazonienne.