La frontière est mobile, qu’on se le dise !

Débat

Vendredi 13 juillet à 18H30

avec Anne-Laure Amilhat-Szary

« Tracer une frontière, c’est mettre de la distance dans la proximité »

Les frontières soulèvent des enjeux complexes. La frontière relie et divise à la fois, elle bouge, elle change de mode, elle laisse passer telles personnes mais en refoule d’autres. Ouverte ou fermée, elle est un objet particulier d’attention pour des politiques publiques spécifiques : la capacité de « contrôler » les frontières est, de nos jours, un enjeu crucial pour les États.

Anne-Laure Amilhat-Szary est spécialiste de géographie politique, professeure de Géographie à l’Université Grenoble-Alpes et directrice du laboratoire CNRS Pacte (UMR 5194). Ancienne élève de l’ENS Fontenay-Lyon, agrégée de Géographie, membre junior de l’Institut Universitaire de France (2010-2015).

Ses dernières recherches concernent les interrelations entre espace et art dans les lieux contestés, et notamment dans les espaces frontaliers. « J’ai ainsi participé à la fondation du collectif « antiAtlas des frontières » qui envisage de manière inédite les mutations des mécanismes de contrôle aux frontières terrestres, maritimes, aériennes et virtuelles des Etats. Ce projet sciences/arts réunit des chercheurs (en sciences sociales et en sciences dures), des artistes (web art, tactical geography, vidéastes, performeurs, hackers) et des professionnels (douaniers, industriels, militaires, mais aussi migrants et passeurs) de la frontière.