Pascale Sequer

Artiste

Pascale Séquer, est photographe plasticienne, elle vit et travaille à Dijon.
Actuellement, enseignante pour la photographie à l’ENSA de Dijon, Pascale y codirige deux ateliers de recherche et création: « De nature indicielle » en lien avec le milieu professionnel du cinéma et de l’audiovisuel et « De différentes natures » en collaboration avec l’UFR sciences et techniques- Université de Bourgogne et EMA fructidor de Chalon- sur- Saône. Elle intervient ponctuellement dans diverses structures d’enseignement, culturelles et associatives.
Pascale Séquer est administratrice de Plan9, association dijonnaise qui promeut le cinéma indépendant, et membre du comité de sélection des films Europe/ Région pour le festival international du court métrage « Fenêtres sur Courts ».  Les travestissements, les mascarades, les simulacres qui apparaissent périodiquement dans les corps collectifs et les manifestations festives attachés à la culture populaire, font l’objet de ces recherches actuelles en photographie.
Ces grandes embardées collectives travaillent à reconstruire les liens, refondent
périodiquement l’identité de la communauté au-delà des conflits familiaux et sociaux et sont fondées sur la mémoire, les légendes, l’histoire, la vie de la cité.
Dans ce contexte de décompression limité dans le temps, la métamorphose qui s’opère n’existe pas sans une certaine transgression par rapport au quotidien : outrance, inversion, ivresse, débauche alimentaire, attitudes grotesques, licence sexuelle. C’est un espace autre, fictionnel, proche de notre monde.
Ce qui questionne Pascale Séquer, c’est d’une part la nature effrayante et attirante tout à la fois que les acteurs du moment représentent symboliquement et d’autre part le corps mobilisé de manière performative qui permet la confrontation et la rencontre avec les autres dans l’espace de la fête.
Elle travaille généralement de manière sérielle, avec en amont des recherches documentaires sur la région, son histoire, les lieux, pour être au plus près de mon sujet.  Elle échange beaucoup avec les gens, pour connaitre leurs habitudes, leurs environnements, enregistre les efforts qu’ils mettent en oeuvre dans leur transformation pour se tenir à la hauteur de l’image qu’ils donnent à voir et observe les moyens qu’ils fournissent pour exercer leur activité parfois conflictuelle avec les normes établies. Cette première phase du travail l’aide à établir un climat de   confiance mutuelle. Pour réaliser ses photographies, elle se déplace avec un mini studio portatif (au format d’un coffre de voiture) et installe son dispositif au coeur des fêtes.
Depuis quelques années, elle a installé son travail dans la région transfrontalière France/Belgique car les fêtes enracinés sur ces territoires sont réactivées chaque année de manière intensive.

Bateau ivre